Gérard MARTY, nouveau proviseur du Lycée.

Le Cantal l’a connu instituteur, puis conseiller en formation continue. Gérard Marty revient à Aurillac comme proviseur du lycée Monnet-Mermoz.

Pour les Aurillacois, c’est le retour d’un visage familier. Pour lui, c’est une renaissance.

En prenant la tête de la cité scolaire Monnet-Mermoz, le Cantalien Gérard Marty retrouve un terrain qu’il affectionne, celui de l’enseignement technologique et professionnel. Pour avoir géré l’ensemble des Greta (Groupements d’établissement de formation) de l’académie pendant sept ans, le successeur d’Hervé Hamonic connaît parfaitement le fonctionnement de la formation initiale et continue. Un univers qui lui a un peu manqué ces trois dernières années : fort de son expérience à la tête du collège-lycée Lafayette, à Brioude, où il exerçait depuis 2011, Gérard Marty a donc souhaité revenir à Aurillac, dans « un très bel établissement », dont l’offre de formation couvre les filières générales (à l’exception de la série L), technologiques et professionnelles.

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« Particulièrement bien doté par le conseil régional », le lycée Monnet-Mermoz bénéficie de surcroît « d’un investissement fort de tous les personnels». Ses points faibles, selon le nouveau proviseur ? « La ruralité, l’enclavement et la baisse démographique.»


Pour ne pas en souffrir, Gérard Marty juge indispensable de « chercher la complémentarité » avec les établissements du bassin et d’étendre l’offre de formation à bac + 3.
La licence professionnelle SIL (systèmes informatiques et logiciels), option Réseau et télécommunications, qu’il avait contribué à ouvrir en 2001 a disparu.

« Il faut qu’on cherche à la recréer. Cet établissement doit se tourner vers le numérique, en partenariat avec l’université et en réponses à des besoins économiques. Les liens avec l’économie ne sont jamais assez développés. Pourtant, ils sont indispensables. »

Le Greta des Monts du Cantal, pour lequel le lycée est établissement support, « se doit de répondre lui aussi aux besoins économiques », martèle Gérard Marty. « Il y a eu un surcroît d’activité en direction des demandeurs d’emploi, au détriment, peut être des actions avec les entreprises. Même si c’est la crise, même si les entreprises n’embauchent plus, il faut travailler sur la confiance avec les entreprises. »

De la classe à la formation

Né à Aurillac il y a 59 ans, Gérard Marty est fils d’instituteurs. Après ses études au lycée Duclaux, puis à l’école normale d’instituteurs, il enseigne pendant quinze ans dans le Cantal, enchaîne avec un cursus universitaire en psychologie cognitive et devient conseiller en formation continue. En poste à Thiers, au Puy puis au Greta d’Aurillac, il part au rectorat de Clermont-Ferrand en 2004, avec la double casquette de délégué académique adjoint à la formation professionnelle initiale et continue et de directeur du GIP (groupement d’intérêt public) Auvergne, qui l’amène à gérer le budget (18 M€) de la formation professionnelle.


SA DEVISE:

Respect, travail, tenue.

« On respecte les hommes et le matériel, on travaille pour réussir et on soigne sa tenue. Si on arrive au lycée le casque sur les oreilles, c’est qu’on n’en a rien à faire. »

D’après journal La Montagne du 2 septembre 2014

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