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Les 1ère STI2D ont bénéficié d’aides européennes pour financer un partenariat avec l’Angleterre

Dimanche 15 juin 2014

Ils étaient 600 à vouloir faire partie du projet européen appelé Coménius bilatéral. L’Europe en a choisi 30. Parmi eux, une classe du lycée Monnet-Mermoz, dont les élèves viennent de rentrer de Birmingham.

Différences de rythmes, de mentalité, d’architecture… Ce voyage les a marqués. Et à l’heure du bilan, jeudi soir au lycée Monnet-Mermoz, les parents des 33 élèves de première « science et techniques du développement durable », s’en sont rendu compte.

« À CV égal, je pense qu’au-delà, avoir participé à Coménius est un « plus » pour Quentin, qui a beaucoup évolué, explique sa mère, Isabelle Pagès. Lui qui n’aimait pas l’anglais, ne serait jamais parti à l’étranger sans cette opportunité. Depuis qu’il est rentré, sa vision des choses s’est transformée : il n’a qu’une envie, c’est d’y retourner. »

24.000 euros
de fonds européens

Cela fait deux ans que Géraud Marcastel, adjoint au chef des travaux, et Hélène Caldefie, professeur d’anglais, se démènent pour que ce projet aboutisse. Entourés par une équipe pédagogique (*), ils ont voulu participer à ce qui était au départ un appel à projets du Programme européen d’éducation et formation tout au long de la vie. « L’idée est de financer à hauteur de 24.000 euros un partenariat avec un établissement scolaire européen, détaille Hélène Caldefie, à condition qu’il soit basé sur un échange culturel très actif, entre les élèves des deux pays. »

Les élèves ont réalisé cette fresque afin de rendre compte des différences entre l’architecture de Birmingham et celle du Cantal. Ce projet, encadré par Jean-Franois Toubert, professeur d’architecture au lycée, couvrait les volets « art et architecture ».  photo géraldine caulus

Les élèves ont réalisé cette fresque afin de rendre compte des différences entre l’architecture de Birmingham et celle du Cantal. Ce projet, encadré par Jean-Franois Toubert, professeur d’architecture au lycée, couvrait les volets « art et architecture ». photo géraldine caulus

L’agence française de ce programme, appelée 2e2f (Europe éducation formation France), a validé et financé, en juillet 2014, le projet cantalien, qui a pu être lancé en septembre.

Selon l’équipe, plusieurs raisons peuvent expliquer que le lycée d’Aurillac soit plébiscité. « Notre démarche est très participative, très dynamique », estime Christian Duboc, professeur de STI. Hélène Caldefie approuve. « Pour le référent mobilité européenne, notre sélection vient aussi du fait que notre projet comporte des actions réalisées à distance, via Skype par exemple, et qui aboutissent pendant le voyage à Birmingham. »
Des élèves désormais ouverts aux études à l’étranger


Les jeunes Aurillacois sont donc partis treize jours et ont partagé le quotidien des lycéens de Kings Norton Boy’s School, à Birmingham. Là, ils ont travaillé sur les différences culturelles qui opposaient les deux pays, à commencer par le système éducatif, « moins oppressant », commente Etienne Mosnier. « Ils ont cours jusqu’à 15 heures, ensuite ils sont libres. Même s’ils sont très cadrés : uniformes obligatoires, fiche de comportement à valider à chaque fin de journée… » Les Aurillacois ont aussi passé en revue l’architecture, la cuisine…

L’échange s’étend sur deux ans. L’an prochain, ce sont les élèves anglais qui viendront en France. Et dès le mois de septembre, les échanges par Skype commenceront entre les Français et les Anglais. « Leur établissement n’est pas dans la même branche que le nôtre, précise Hélène Caldefie. Leurs cours sont davantage axés sur l’art, la littérature. Donc l’an prochain, ils plancheront sur le quotidien de nos élèves : les énergies renouvelables ! Nous allons aborder l’éolien, la géothermie, le solaire… Nous allons également les emmener à Vulcania et très certainement à la Cité de l’Espace à Toulouse. Ils participeront également à la construction d’un avion, dans le cadre du « brevet d’initiation à l’aéronautique ». L’idée de cet échange, c’est que chaque élève, qu’il soit Français ou Anglais, reparte avec un aperçu très complet du pays qu’il étudie, afin de casser l’appréhension qu’ils peuvent avoir pour sortir des frontières françaises. »

Objectif atteint pour l’équipe, comme en témoigne le lycéen Jean Courbebaisse. « Après ce voyage en Angleterre, je peux imaginer sans problème partir dans un pays anglophone pour poursuivre mes études, ou même, pourquoi pas, pour y travailler. »

(*) L’équipe pédagogique se compose de deux responsables, Géraud Marcastel et Hélène Caldefie, et d’encadrants : Françoise Carrier, professeur de biologie, Jean-François Toubert, professeur d’architecture, Hervé Boudou, professeur d’informatique, et Christian Duboc, professeur de STI.

comenius_europe
Ann-Catherine Modolo
Journal La Montagne du 17/05/2014