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Remise des diplômes du Brevet d’Initiation Aéronautique 2017: 100% de réussite

Vendredi 29 septembre 2017

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Jeudi 28 septembre 2017 a eu lieu la remise des diplômes du Brevet d’Initiation Aéronautique (BIA). Ce moment a permis aux 28 élèves qui suivent la formation  cette année de rencontrer leurs aînés. Le proviseur du lycée, Monsieur Gérard MARTY a félicité les 16 diplômés.


Encore une fois, le lycée Monnet-Mermoz affiche un résultat de 100% de réussite au BIA.


Parmi les 16 lauréats, Monsieur Marty a particulièrement félicité les 4 mentions « Trés bien », 7 mentions « Bien » et 3 « assez bien ».

Un débat avec l’ensemble des élèves a ensuite été engagé sur les multiples emplois possibles dans le domaine de l’aéronautique. Le partenariat fort depuis de nombreuses années entre l’Aéroclub du Cantal et le lycée Monnet-Mermoz a été souligné. Tous les élèves inscrits au BIA effectuent des vols d’Initiation avec l’instructeur pilote de l’Aéroclub.

Le proviseur a également insisté sur deux points importants:

- cette formation facultative est ouverte à tous les élèves de seconde,

- les principes physiques et technologiques abordés sont des compléments de formation importants pour ceux qui choisissent de s’orienter vers les filières Sciences de l’ingénieur et STI2D,

- chaque année, deux à trois élèves poursuivent leur formation aéronautique en passant leur brevet de base de pilote à l’Aéroclub du Cantal,

- un nombre croissant d’élèves s’orientent après le bac vers des formations aéronautiques.

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La nouvelle promotion va suivre les cours théoriques préparant au BIA et effectuera tout au long de l’année des vols d’initiation.


L’ensemble de l’équipe d’encadrement a souhaité  « BON VOL !  » aux jeunes lauréats.

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L’atelier aéronautique du lycée mis en avant

Lundi 19 mai 2014

Le journal L’UNION du Cantal a édité un article sur les travaux réalisés par les élèves du BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) durant les séance d’atelier de culture scientifique et technique aéronautique.
Voici l’article

Les ailes de l’ingéniosité des lycéens de Monnet-Mermoz

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AÉRONAUTIQUE:  Une vingtaine de lycéens de Monnet-Mermoz et Duclaux (Aurillac) travaillent à la réalisation d’un planeur au sein même de l’établissement scolaire. Une initiative unique en France.

Des étudiants qui voleront bientôt de leurs propres ailes

Deux heures de cours en plus par semaine dans un programme scolaire déjà bien chargé au lycée ? Il faudrait être fou pour l’accepter ! Ou alors passionné… Car à n’en pas douter, ils le sont passionnés, par les airs, le bricolage, la découverte, l’aviation, le pilotage,… Tous les jeudis après-midi, ils se retrouvent dans un hangar du lycée Monnet-Mermoz, sous la houlette de cinq encadrants : Jean-Louis Chanel, Xavier Brugère, Christophe Champagne, Géraud Marcastel et Hervé Mazars, des pros qui “enseignent” aux jeunes l’art de construire, juste avec du bois et de la colle, un avion. Ils sont donc une vingtaine, en seconde ou en première, de Monnet-Mermoz et Duclaux, à partager leur passion et travailler assidûment à la réalisation… d’un planeur ! Un exercice qui a débuté avec l’équipe de l’année dernière, et qui devrait s’achever l’an prochain. Un sacré défi pour ces jeunes de 16-17 ans, qui mesurent à la fois “la chance” mais aussi “la responsabilité” qu’ils ont sur leurs épaules puisqu’une fois terminé, le planeur rejoindra les aéronefs de la flotte de l’aéroclub du Cantal.

“C’est stressant, ça va voler ce qu’on fabrique” Lucas Okotnikoff, 16 ans, en première scientifique à Duclaux, “depuis toujours intéressé par l’aéronautique”, se rêve ingénieur. Comme tous ses camarades qui participent à l’atelier, il suit des cours théoriques afin de passer, d’ici quelques jours, son Brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA)(1). Un simple tremplin pour viser plus haut, puisque l’adolescent, inscrit à l’aéroclub du Cantal, ambitionne de se présenter, mais surtout de réussir, les différents diplômes qui lui permettront de voler en autonomie. Le tout… avant la fin de l’année ! “Il me tarde vraiment de partir seul en avion… Avec cet atelier, jene savais pas à quoi m’attendre mais ça m’a mis encore plus dedans ! C’est
vraiment un excellent terrain de jeu.
Malgré notre âge, on peut prendre des responsabilités. Le critère le plus important, c’est l’intérêt que l’on porte à la discipline, notre mentalité. Et surtout d’avoir confiance en ce qu’on
a appris.” Les intervenants n’en demandent pas tant, eux qui viennent bénévolement depuis des années encadrer ces peut-être futurs cadres dans l’aéronautique.
Si Pierre Palomar, le copain de classe de Lucas à Duclaux, ne sait pas encore s’il ira jusque-là, il profite pour l’instant de ces deux heures hebdomadaires pour “parfaire mes notions de bricolage. Avec cet atelier, on bénéficie d’une formation pratique que l’on n’a pas en filière générale”. Pendant qu’il gratte pour faire imprégner la colle dans le bois, le jeune garçon s’est dit “impressionné au début” par l’ampleur de la tâche. “Il faut se donner à fond tout le temps, être au top et rigoureux dans nos mesures parce qu’après, ça va voler ce qu’on fabrique…” Et même planer si tout va bien…
M. VARNIEU
(1) Dans l’académie, 347 jeunes sont inscrits
cette année au BIA, dont 23 Cantaliens.

PROJET

Le planeur est déjà le cinquième appareil qui sortira des ateliers de Monnet-Mermoz,
lancé dans les années 90.

Ça plane pour eux !
L’atelier aéronautique a débuté en 1994, sous l’impulsion notamment de Xavier Dall’Agnol, délégué académique du Ciras, le comité d’initiation et de recherche aéronautique et spatial. Cinq ans après, sort le premier appareil construit par des lycéens : le Jodel D19, cédé à l’aéroclub du Cantal. Cet appareil sert d’avion école et compte déjà 6 000 heures de vol à son actif. “Tout avait été fait ici, sauf bien sûr le moteur et les instruments”, confie le M. aéronautique du Cantal, qui tirera sa révérence d’ici peu…
Le lycée achète uniquement une poutre en bois, dans laquelle les encadrants taille des baguettes, et de la colle. Sans oublier quelques feuilles de contre-plaqué ou des matériaux  composites. “La vraie matière première, c’est le travail.” Toutes les pièces de l’avion sont fabriquées avec simplement du bois et assemblées avec de la colle, selon des plans achetés. Pour  le Jodel, les plans étaient en français. Pour l’hydravion Osprey II, en cours de finition à l’aérodrome, ça se complique, avec des consignes en allemand et des mesures en pouces… “Mais généralement, ils ne sont pas mauvais”, rigole Xavier Dall’Agnol, à l’attention de ses protégés. Tous les collages sont consignés, afin de savoir exactement qui fait quoi et quel jour. Des éprouvettes sont gardées à la fois pour des contrôles internes mais aussi, au cas où, pour l’aviation civile.

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30 € par élève
Un autogyre monoplace, un biplace et donc un hydravion ont déjà été construits. Les étudiants travaillent actuellement sur les ailes et l’empenage d’un planeur, pour que l’équipe de  l’année prochaine puisse terminer le fuselage et la dérive. “Cet atelier est un bon support pour intéresser les jeunes et leur ouvrir des horizons, témoigne Xavier Dall’Agnol. On ne  travaille pas que le bois, mais aussi de la fibre de carbone, de la résine époxy,…” Et on franchit aussi un cap : celui de voler. Trois vols sont ainsi programmés au cours de l’année : le
premier, pour découvrir “la troisième dimension, se rendre compte que très rapidement, on n’a plus aucune notion concernant la vitesse à laquelle on avance, le sens de l’orientation.
D’où l’utilité de leur montrer l’importance des instruments” ; le deuxième vol permet de “gérer” les phases d’atterrissage et de décollage ; et enfin, après les efforts le réconfort, avec un
vol “plaisir” d’environ une demi-heure par élève. Toute une formation pour “seulement” 30 € par lycéens, notamment grâce aux aides de l’établissement, de la Fédération française d’aéronautique, du Conseil régional et du Rectorat. Un jeu qui en vaut bien la chandelle puisque le lycée Monnet-Mermoz est aujourd’hui le seul en France à proposer de monter
des appareils de A à Z. Et “tous les ans, il y a un ou deux élèves qui sortent du lot, révèle Xavier Dall’Agnol, et qui deviennent pilotes dans l’aviation civile et militaire”.
La boucle est bouclée.